Yann Denis

De sa formation sportive, Yann DENIS garde une énergie farouche sur scène, lui qui aime tant jongler entre les moments d’intenses explosivités vocales et les «caresses» si bien écrites, notamment par Brel, Lama ou Barbara. A 10 ans, il se souvient d’avoir «exaspéré» les siens en chantant à tue-tête, Sardou, Clerc et bien d’autres. La discographie familiale rassemble alors ce qui «fait» la chanson : Brel- Brassens- Ferré- Reggiani- Ogeret- Gréco- Ferrat- Etc… Il aime pousser la voix sans tout comprendre d’ailleurs à ce qu’il dit, mais l’essentiel n’est pas là, le plaisir ressenti est déjà vivant. Les cours de piano et de solfège se profilent comme pour tous dans la famille. Mais la pratique du football et du tennis prend le pas sur la clef de sol.

Yann Dennis

Ses premières scènes à Bordeaux, à l’époque où les « chansons sur bandes » inondaient les bars et autres lieux de fête, au début des années 90, furent les prémices d’un virage professionnel qu’il prit, non sans détours obligés. Il fallait bien subvenir aux nécéssités premières alors, les petits boulots et nombreuses tentatives s’enchaînèrent, dans toutes sortes de domaines (Tourisme- Sport- Restauration- Communication…).

Dés 1989, la rencontre avec Marc NOIZEE, auteur-compositeur-interprète et ami, fut décisive. C’est à cette époque qu’il croise un certain Jean-Louis BEYDON, déjà, qui lui offre l’occasion de goûter aux frissons du micro, épaulé par Michel REVERSE, autre ami pianiste de la famille. La disparition de M.Noizée incite les compères à envisager un disque «hommage». Ce sera chose faite en 2001. Nous verrons ça plus loin. Mais, en attendant, les expériences s’accumulent avec d’autres musiciens rencontrés au fil du temps dans les piano-bars. Son école de la scène sera celle des villages-clubs aussi. L’opportunité de se confronter au public dans un contexte non-professionnel, décomplexé de toute pression.

Yann Denis interprete Sous l’impulsion de J.L Beydon, le studio MURILLO de Christophe DAUBREE à Vanves voit débarquer trois copains du «chef d’orchestre» : Sergio TOMASSI (musicien de S.Lama actuellement) à l’accordéon - Olivier MORET à la contrebasse- Jean-Luc BERNARD à la batterie. L’opus «Yann DENIS chante NOIZEE» marque le changement d’orientation définitif pour Yann DENIS et, sur les conseils de ses amis, il va très vite partir pour Paris imaginer sa nouvelle vie.

C’est là qu’en 2002, «LA VALSE DE BREL» voit le jour. Des dizaines de titres à tester, des choix pas toujours simples à faire, la trame du premier spectacle voit des chansons comme : Rosa - Le prochain amour - Fernand inaugurer le « bal ». Durant deux années, les deux amis vont jouer en France mais aussi en Belgique ou en Suisse. En parallèle, le spectacle «LES MOTS DE LAMA» est crée. Olivier LOPEZ à la batterie- Mickaël GEYRE aux instruments variés, l’admiration portée à l’artiste LAMA est également mise en scène en 2005; le projet peut ressurgir à tout moment..! Surtout après avoir rencontré l’homme, souvenir indélébile.

D’ailleurs, Serge Lama ne sera pas le seul artiste qu’il lui sera donné de rencontrer sur son parcours. Juliette GRECO, Marc OGERET, Allain LEPREST (dont J.L.Beydon aura été le pianiste pendant plus de dix ans), Charles DUMONT, ou encore le très sympathique et talentueux René COLL (chef d’orchestre de Patrick SEBASTIEN) disparu trop tôt.

De toutes ces rencontres, rien n'aura été oublié et aujourd'hui, tout en développant son répertoire intime, Yann DENIS replonge avec bonheur et fougue dans l'univers de l'artiste pour qui, tous les rêves étaient exaucés à quinze ans... Les projets musicaux annexes sont multiples... Les énergies "Breliennes" bien vivantes... Des rêves subsistent encore... Alors, Mesdames, Messieurs, bienvenue dans La Valse de Brel.